PORTRAIT : Maurice Artus, une voix avant tout
« Je suis d’abord un chanteur. » Pour Maurice Artus, de Saint-Jean-de-Monts, la voix est « l’instrument de prédilection ». Chanter a toujours fait partie de sa vie : sa mère chantait lors des mariages, et maintenant lui, sur scène, « préfère chanter que parler ».

Tap Dou Païe , En 1973 ,il entre dans le groupe animé par Jean-Pierre Bertrand pour danser, puis apprend quelques chansons dites traditionnelles. « Je dansais toujours en chantant, le lien était évident ! » Il commence alors à mener la danse : la ronde, la grand-danse, les rondes de l’île d’Yeu et de Noirmoutier. À Sounurs, section de d’Arexcpo, il chante des dizaines de chansons : chants de marins, de meuniers, de Noël, de travail, de vénerie.
Son parcours est jalonné de rencontres marquantes : Maurice Bodin, Catherine Perrier, Alix Quoniam, Evelyne Girardon, Miguel Henry. Il a beaucoup écouté Mathieu Hamon, Charles Quimbert et Roland Brou « J’ai eu la chance de rencontrer plein de gens », résume-t-il.
Bovel, le déclic. En 2010, Charles Quimbert l’invite à mener la ronde à la Fête du chant de Bovel. C’est le déclic comme soliste, et la reconnaissance comme chanteur. Il y découvre des répertoires « à la fois différents, et si proches », et se met à écouter des collectages pour étoffer le sien.
Un violon pour ses 50 ans. En 2005, sa famille lui offre un violon, et il prend des cours avec Maxime Chevrier .
Aujourd’hui. Retraité, il chante du chant de marin vendéen avec Touline et avec l’Armée du Chalut, aux côtés de Michel Colleu, et joue avec les Boulimers de Noirmoutier, il anime des stages de danses, de chants dans la ronde. Bénévole de l’Arexcpo en Vendée, il y assume des responsabilités de présidence et d’enseignement traditionnel : « la transmission faut être clair, c’est quelques chose qui bouge ». Depuis 2008, il anime un atelier de danses, et depuis 2018 un atelier « chant à mener la danse » avec la section conservatoire.
Le chant en groupe lui a appris l’essentiel : « il faut écouter les autres ».
Portrait d’après le témoignage de Maurice Artus, recueilli par Michel Bourigault, lors d’un entretien le 28 septembre 2026.
